La réforme de la fiscalité immobilière est scandaleuse pour Jean Perrin. Le président de l’UNPI décrit une mesure antiéconomique qui risque de fragiliser le secteur de l’immobilier français
Abattement plus-value : Réforme de la fiscalité immobilière, une mesure antiéconomiqueCatégorie: L'actualité de l'immobilierChapitre: Immobilier France![]() La fin de l’abattement sur les plus-values immobilières, une réforme antiéconomiqueInterrogé par Capital.fr, Jean Perrin, président de l’Union Nationale de la Propriété Immobilière s’indigne de la suppression de l’abattement fiscal sur les plus-values immobilières. Selon lui, cette réforme est scandaleuse et antiéconomique. Elle risque de bloquer un marché de l’immobilier déjà très fragile. Des impacts négatifs sur le marché locatifSelon Jean Perrin, la fin d’abattement sur les plus-values immobilières va détourner les investisseurs de l’immobilier. Depuis quelques années, l’investissement locatif est devenu moins rentable compte tenu de la hausse des prix de l’immobilier. La mise en place de cette réforme va davantage fragiliser le marché locatif. « Désormais taxés plein pot, à 32.5%, lors de la revente, les investisseurs ne pourront même plus compter sur les plus-values pour rentabiliser leurs opérations » explique de président de l’UNPI dans son interview à Capital.fr. Favoriser les dessous-de-tableSelon le président de l’Union Nationale de la Propriété Immobilière, la fin des exonérations sur les plus-values immobilières ne va pas contraindre les vendeurs à baisser leur prix. « C’est un peu comme si vous demandiez à votre employeur un salaire moins élevé pour être moins imposé » explique-t-il. En revanche, la mesure risque de favoriser les fraudes et notamment les dessous de table qui permettront aux vendeurs de payer moins de plus-value sur la revente de leur bien. Des effets boule de neige désastreuxPour Jean Perrin, la réforme de la fiscalité sur les plus-values immobilières risque également de bloquer le marché immobilier. Les propriétaires qui ne sont pas obligés de vendre leur bien secondaire ou locatif le conserveront du fait de la nouvelle imposition ce qui va entraîner une chute des transactions. Par voie de conséquence, les collectivités locales, qui percevront moins de droits de mutation, risquent de devoir augmenter les taxes foncières et les taxes d’habitation pour compenser les pertes.
Date de mise à jour :
06/09/2011
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